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Redonner un coup de jeune à de (très) vieux ordinateurs

Récit d’une petite aventure gulléenne…

Je gardais au placard deux vieux ordinateurs portables utilisés à l’époque par mes parents. Quand je dis vieux, c’est relatif, évidemment : je n’ai pas cherché la date exacte, mais je dirais qu’ils ont une quinzaine d’années, ce qui n’en fait pas des antiquités propices à la collectionnite, mais tout de même de jeunes dinosaures à l’échelle informatique, surtout pour des ordinateurs portables. Aujourd’hui, les performances du matériel s’améliorant peu et de moins en moins, les constructeurs visent davantage l’économie d’énergie, et l’écart, pour les particuliers, entre les performances d’un engin transportable et celles d’un engin de bureau est devenu, dans beaucoup de situations, invisible. Mais ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est que je me disais que ces deux machines, a priori fonctionnelles, pourraient servir aux participants de notre GULL qui ne peuvent ou ne veulent pas venir avec leur matériel à eux.

Problème, il était devenu quasiment impossible d’installer des logiciels sur ces ordinateurs, ou même simplement de mettre à jour ceux déjà installés, et ce pour deux raisons : ces ordinateurs portables fonctionnaient encore avec Windows XP (sorti en 2001), qui a été abandonné à la fois par Microsoft en 2014 et par les autres développeurs dans la foulée, mais aussi parce que leurs processeurs reposaient sur une « architecture 32 bits ». Sans rentrer dans les détails techniques (que je maîtrise d’ailleurs pas), il faut savoir que les développements logiciels se sont concentrés depuis vers l’architecture qui lui a succédé, à savoir celle (sur, ou en) « 64 bits ». Or, un argument souvent évoqué par les libristes est que certaines distributions permettent, par leur frugalité, de donner (gratuitement !) une seconde vie a du vieux matériel. Puisque ces machines allaient servir dans un GULL, c’était l’occasion ou jamais de vérifier cette assertion (et de nous débarrasser de Windows ; ).

Et là, je fus d’abord un peu déçu, car depuis un an ou deux, le monde Linux a commencé à abandonner cette vielle architecture. Ça se comprend très bien, et d’ailleurs, jusqu’ici, je n’étais pas concerné… mais j’ai donc dû fouiller un peu pour trouver un système d’exploitation à la fois compatible et véritablement à jour. Ubuntu propose par exemple encore des mises à jour de sécurité pour une version 32 bits de son système, mais celle-ci date de 2016. La variante Xubuntu (qui aurait de toute façon ma préférence) a tenu le coup jusqu’en avril 2018 (ça fait tout de même déjà un an et demi). Bien sûr, ce serait exploitable et dans de bonnes conditions, mais quitte à repartir de zéro, j’aurais aimé installer un système d’exploitation actuel. Comme on utilisait ma machine pendant nos réunions, et que je suis pour ma part utilisateur de Manjaro, il n’était pas absurde d’installer ce système sur les autres machines afin de faciliter les éventuelles démonstrations. Même constat : le (gros) fichier téléchargeable (qu’on appelle une « image disque » ou une « iso ») ne fonctionne plus qu’avec les machines 64 bits. Je ne sais pas bien dire de quand date la dernière version exploitable dans notre cas, peut-être de fin 2018… mais on se rapproche. Et comme ce n’est pas le choix qui manque dans ce monde libre, j’ai ensuite pensé à Emmabuntus. Une chouette distribution préparée avec soin en France dans le cadre de la communauté Emmaüs, et justement pensée pour le recyclage de vieilles machines reçues en don (oui, j’aurais pu commencer par là…). La dernière version en date semble compatible, et le nombre de logiciels tiers utiles fournis d’emblée me fera gagner du temps… mais pas de chance, l’installation échoue de manière inexplicable, à deux reprises.

Retour au DVD pour installer DFLinux sur de vieux ordinateurs…

Bien sûr, je gardais dans un coin de ma tête Debian, mais, n’ayant jamais réussi à l’installer par le passé, je rechignais. Cela dit, j’avais aussi eu l’occasion, au gré de mes pérégrinations, de découvrir Debian Facile et surtout DFLinux. Debian Facile est un site communautaire d’entraide dédié aux débutants, porté désormais par une association loi 1901, quand DFLinux est, si l’on peut dire, une version de Debian conçue pour être utilisée plus facilement mais aussi installée plus facilement. Dans les deux cas, on est pris par la main, et ça regorge d’explications bien utiles rédigées, oui madame, oui monsieur, en français. Dans les faits, ça ne m’a pris que quelques minutes (et ce n’est pas une façon de parler) pour l’installer sur mes dinosaures, sans erreur aucune. Franchement, je reste très impressionné par la force du collectif, du bénévolat et des communautés (Debian étant uniquement bénévole elle aussi) : ces ordinateurs, pour pas un rond donc, sont de nouveau utilisables dans de bonnes conditions, avec un confort visuel et pratique remarquables. Ils font, sur place, des vitrines de ce que permet le libre. Ajoutons à ça Les cahiers du débutant par exemple, et nous avons tous les outils nécessaires pour remplir notre mission, à savoir pratiquer, se former, s’entraider, présenter, etc.

Alors oui, ces recherches et essais m’auront pris quelques heures, mais celles-ci ne sont qu’une toute petite goutte d’eau dans l’océan d’efforts (parfois plaisants, parfois moins sans doute, mais jamais inutiles) consentis par la communauté dans son ensemble. J’aurais pu me contenter d’annoncer que nous disposons désormais de deux ordinateurs portables – qui n’attendent plus que de courageuses personnes prêtent à tenter la transition accompagnée vers le libre ! –, mais mon objectif était aussi d’offrir quelque chose comme une visite guidée, utile peut-être à certain(e)s débutant(e)s. Ces deux ordinateurs sont peu de choses au regard des moyens d’autres associations, mais peu importe, ils sont un nouvel atout pour notre tout petit groupe naissant, qui disposait déjà d’un local, d’un accès à internet et de son propre site web entre autres. Reste à provoquer davantage de curiosité, ce qui est, comme attendu, le plus difficile, mais tout ça n’est pas rien. Nous existons, et nous cheminons.

Non, ce n’est pas nous qui avons gagné ces coupes 😉
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Définir nos rencontres

Pour le moment, aucune de nos (4) réunions au CréGULL n’a ressemblé à la précédente, ni dans son déroulé, ni dans son contenu. Rien n’est figé, tant mieux (soyons libres nous-mêmes), et il se pourrait bien que nous ne gagnions rien à figer quoi que ce soit.

Cela dit, je souhaite mieux saisir ce qui les caractérise, savoir les nommer au minimum (ces réunions, ou ces rencontres), en faire émerger, au gré de la pratique, la forme et certains détails… Il s’agit notamment de pouvoir les décrire avec aisance quand j’en fais savoir l’existence. Et si je ne sais pas encore s’il faut ou non les préparer, en programmer le déroulé, j’estime qu’il est sécurisant d’avoir au moins des sujets à aborder et quelques trucs à présenter (que ce soit un site internet, un outil, un projet, une campagne de sensibilisation, etc.).

Nous en avons parfois parlé in situ (de ce que nous pourrions faire de manière récurrente, par exemple), et, a l’appui de cette démarche d’action et de recherche qui s’influencent mutuellement, je note à tout le moins, après chaque rencontre, ce qui me semble être des points clés, notamment les sujets qui n’ont pas été simplement évoqués mais un peu discutés (je cherche d’ailleurs toujours la bonne manière de mettre à disposition ces notes sans avoir à rédiger forcément des articles complets). J’essaye ainsi de déduire les phases, ainsi que les types ou modes d’action, de ces rencontres qui, pour ce que j’en sais, et contrairement aux ateliers d’écriture par exemple, ne disposent actuellement d’aucune charte ou cadre théorique.

Est-ce que ce sont des ateliers ? Mais qu’est-ce qu’un atelier vraiment (Doit-on, pour parler d’atelier, pratiquer ? Est-ce un « café » (littéraire ou philosophique par exemple) si on ne fait que discuter ? Dans tous les cas, ce sont des réunions, n’est-ce pas ? mais on associe me semble-t-il ce mot au monde du travail et à quelque chose de plutôt rébarbatif, même dans le monde associatif). Bref, tout ça m’est familier et naturel dans la pratique, mais effectivement assez flou.

Dans les faits, je me mute (temporairement ?) bien en un genre d’animateur. J’aspire à ce que l’on réussisse à mêler transmission de l’information et des savoirs et mise en pratique, et à équilibrer la prise de parole. Sur ce dernier point, j’ai systématiquement estimé a posteriori avoir été trop volubile, et il me reste du chemin à faire. D’un autre côté, l’Atelier s’envisage aussi (plutôt par opposition, certes) en tant que cours, dans la mesure ou il s’agit de guider l’apprentissage. Or une grande partie du public intéressé souhaite surtout recevoir, en croyant, toujours à tort, n’avoir rien à transmettre, et en méconnaissant l’apport que constitue le fait de transmettre, parce que c’est, tristement, le modèle traditionnel et dominant. Sans abonder l’idée qu’il faut rentabiliser son temps, il nous faut veiller à ne pas laisser l’impression qu’il a été perdu, et il ne me semble pas déraisonnable que chacun veuille repartir avec des savoirs utiles pour ses tâches quotidiennes.

En attendant une spécialisation, multiplication et diversification de ces rencontres (avec par exemple des formations au sens strict, des ateliers plus conventionnels, des « projections débats », des réunions de projet, des discussions thématiques autour de campagnes de sensibilisation ou d’ouvrages…) de nos événements (ce qui dépendra de la demande, même s’il faut par ces moyens parallèlement tenter de la provoquer), l’on teste en mêlant plus ou moyen consciemment, sans doute davantage à partir de nos expériences personnelles qu’en considération d’objectifs clairs.

Voilà où pour ma part j’en suis dans ce groupe naissant, par rapport à cette question du contenu de nos rencontres.

À la base, je pensais étudier ce qui se faisait déjà au sein de notre communauté en observant la synthèse hebdomadaire des événements qu’elle se propose ; synthèse publiée régulièrement sur LinuxFr.org, à partir des événements recensés par leurs organisateurs dans l’Agenda du libre – deux précieuses ressources, qui mériteraient des présentations à part entière… Mais puisque cette introduction est déjà longue, je mènerai cette observation dans un prochain article…

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Coopérons, contribuons

Après avoir esquissé le contour actuel de notre projet associatif, puis avoir partagé et résumé quelques actualités instructives, nous arrivons, avec cette troisième et dernière partie du compte rendu de notre dernière réunion, au cœur du sujet : le logiciel libre, la culture libre, la contribution… Visons donc quelques solutions éthiques qui s’offrent à nous…

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L’évocation de nos parcours et de l’apprentissage de l’anglais nous a ensuite menés à la présentation de DuoLingo et à une petite révision d’espéranto. Excellent outil, très ludique, malheureusement pas libre, mais pour le moment gratuit, qui s’appuie sur la communauté – dont je prévois la désillusion à venir… – pour façonner ses cours. Après un détour par DeepL et Reverso, outils de traduction, ni libres ni communautaires non plus, mais européens et indépendants pour ce que j’en sais, ce sujet des langues nous a conduits au magnifique projet Common Voice et à réaliser notre première contribution.

Prêter sa voix, tendre l’oreille

Initiée et portée par la fondation Mozilla, cette « voix commune » est une initiative visant à constituer un jeu de données permettant à un logiciel, développé en parallèle, de reconnaître la voix humaine et d’y répondre. On parle de reconnaissance vocale et de synthèse vocale, d’intelligence artificielle aussi, lesquelles sont déjà bien avancées chez les GAFAM, qui ne se privent pas d’écouter un peu plus qu’elles ne devraient. Là encore, et malgré des moyens financiers immensément moindres, il s’agit de reprendre le contrôle (ou du moins de ne pas perdre trop de terrain) en façonnant une alternative, et en l’occurrence, un bien commun. Soit en prêtant sa voix, soit en tendant l’oreille. Et il s’avère que lire à voix haute ces petits extraits parfois étranges, ou écouter ceux dits par d’autres, avec leurs accents notamment, et un vrai plaisir, point gâché par le fait de participer à un ambitieux et beau projet. L’excellente ergonomie du site rend le processus évident et facilite grandement la contribution. À n’en pas douter, la force de ce jeu de données sera sa diversité. Je vous invite à y jeter un œil : nul besoin de s’inscrire ou de s’engager, et deux minutes suffisent pour participer. La chose, très esthétique, est de mon point de vue un exemple à suivre pour tous les projets du libre.

Une agora numérique au service des collectifs

Et pour finir en beauté, nous nous sommes penchés ensemble sur Agorakit, que j’évoquais précédemment. Je suis ravi de savoir que nous sommes d’accord quant à la simplicité, la lisibilité et la clarté de l’outil. Outre nos conversations, vous y trouverez notre calendrier et sans doute quelques documents et fichiers à terme. Tout ceci est récent voire naissant, tant du côté du développeur que du nôtre, et nous verrons dans quelle mesure nous adoptons cette agora numérique. Quoi qu’il en soit, il serait bienvenu que nous aidions et remercions Philippe en écrivant nous-même la documentation, qui pour le moment manque. Et – j’allais presque oublier ! –, notez que vous pourrez y trouver tout plein d’autres groupes et autant d’initiatives. Alors, avis aux curieux.

N’hésitez donc pas à réagir, rebondir, commenter, participer… ici comme là-bas !

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Quant à notre prochaine rencontre en chair, elle aura lieu mercredi prochain, le 16 octobre 2019, à 20:00, en face de la collégiale, à Crécy-la-Chapelle donc, et l’on espère t’y voir, toi, cher lecteur passionné, ou simplement intrigué :-).

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Du pain béni pour notre cause laïque

Retour sur l’actualité discutée lors de notre deuxième réunion entre utilisateurs de logiciels libres en Pays créçois.
Pour un état des lieux de ce projet, rendez-vous en première partie

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N’étant pas très concernés de prime abord, nous venons seulement de prendre connaissance de la fin du support par Microsoft, dès le 19 janvier prochain, de Windows 7. Autrement dit, fin des mises à jour, y compris de sécurité – ce qui n’empêchera pas d’utiliser l’ordinateur équipé dudit système. Sorti en 2009, il occupe encore, à date, le tiers du parc de machines de bureau et transportables. De notre point de vue, c’est bien sûr une aubaine pour inciter à la transition vers des solutions libres et gratuites.

La société Adobe vient quant à elle d’annoncer qu’elle priverait, dès le 29 octobre 2019, les Vénézuéliens de leur accès, payé par abonnement et fort coûteux, à son service « Creative Cloud ». Elle se met ainsi en conformité avec l’« Executive Order 13 884 » prise par le gouvernement étasunien, en assurant une partie seulement des remboursements. Que celles et ceux qui croient aux promesses du « Software as a service » en temps de guerre économique soient ainsi prévenus. Sûr que ces braves professionnels du graphisme regrettent soudainement de ne pas avoir contribué plutôt et plus tôt à la fabrication d’un outil professionnel commun, d’autant que l’indépendance logicielle ainsi que la souveraineté numérique sont à portée de main comme de clic.

Un autre titan du numérique, à savoir Blizzard, développeur et éditeur de jeux vidéo parmi les plus joués au monde, a pour sa part cru bon de priver de ses gains le vainqueur d’un des tournois qu’elle organisait en plus de le bannir pendant un an, parce qu’il avait eu l’outrecuidance de se positionner en faveur du mouvement révolutionnaire pro-démocratique ayant cours à Hong-Kong. Et pour bien marquer le coup, la société, visiblement très inquiète de la réaction chinoise, a carrément viré les deux animateurs de l’émission dans laquelle le champion s’était exprimé ! Comme chez Adobe, on s’adonne donc à la privation de liberté (d’utiliser un service, de jouer, de s’exprimer), en mettant volontiers de côté l’étique. Mais la réaction massive et admirable de la communauté des joueurs et d’autres ne s’est pas faite attendre ! Je vous recommande chaudement, pour plus de détails, la lecture de cet article d’Aris, qui nous a appris tout ça. Le sujet, lié au libre seulement par contraste, illustre parfaitement le gouffre qu’il peut y avoir entre les intérêts du peuple et ceux d’entités commerciales qui se voudraient amorales mais ne font, le plus souvent, que prendre le parti du plus fort et, par là même, le renforcent.

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En voilà, des raisons de se pencher sur le logiciel et la culture libres… Ce que nous ferons dans la troisième et dernière partie, dédiée aux découvertes et prises en main, de ce compte rendu de réunion même pas exhaustif !

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De réjouissantes perspectives tandis que nous levons l’ancre

C’est parti pour le compte rendu, en rien de moins que trois parties, de notre deuxième réunion créçoise entre utilisateurs de logiciels libres, qui s’est tenue le 09 octobre 2019.

Étaient présents : Patrick et Pierre-Arnaud

Trois axes de conversation et d’action ont émergé pendant cette fructueuse séance :

  1. le projet
  2. l’actualité du numérique et du libre
  3. des démonstrations et prises en main

Ce premier article se focalise sur l’avancement de notre projet.

Quelques considérations matérielles

Nous avons pris le temps d’observer et de nous projeter dans ces deux salles auxquelles nous avons accès. Celle du bas mériterait un bon rafraîchissement, mais pourrait accueillir une huitaine de postes informatiques, ou autant de places pour des ateliers et formations, quand le besoin s’en fera sentir. Celle du haut est plus agréable, et nous avons trouvé de la place pour stocker un peu de matériel. Patrick ayant notamment fait don au CréGULL d’un routeur.

Nous avons par ailleurs découvert les locaux adjacents utilisés par Le Cliché crécois, et en particulier cette salle équipée dans laquelle nous pourrions mener des projections débats avec une quinzaine de personnes à vue de nez, si la section acceptait de nous y donner occasionnellement accès. Demande à formuler.

Avec tout ce qui se prépare, il était temps de décider pour de bon du nom de notre groupe. C’est finalement l’intitulé du projet, à savoir CréGULL, qui restera. Nous le pensions provisoire, mais il convient bien et nous nous y sommes habitués (en plus de n’avoir rien trouvé de plus poétique, il faut l’avouer ; ). Ce mot m’évoque un personnage, et vous serez peut-être ravis d’apprendre qu’une mascotte est en chantier…

Nous avons manqué le forum des associations… Qu’à cela ne tienne !

Nous avons fait le point sur les contacts établis : les retours sont globalement positifs et les personnes relativement intéressées ou intriguées, mais ces connaissances de connaissances n’ont, en gros, pas de temps à accorder au projet. Dommage. Tout le monde court… Mais ce n’est parfois que partie remise, et en attendant, maintenant que notre projet s’est matérialisé, que les réunions se sont concrétisées, et puisque le nom est validé, il est grand temps de passer à l’étape suivante : communiquer publiquement.

Première bonne nouvelle en ce sens : le CréGULL sera représenté à la fête de la littérature et des arts de Condé-Saint-Libiaire, samedi 12 et 13 octobre, puisque j’y présenterai mon livre et mon activité de publication. L’occasion, je l’espère, de parler de Creative Commons, de LibreOffice, de Grammalecte, de Scribus, de Sigil, d’Audacity, d’epub (format ouvert et standardisé, lui) voire de développement web, en plus d’écriture, avec les curieux.

Deuxième bonne nouvelle, le CréGULL sera aussi représenté au Capitole du Libre, à Toulouse, les 16 et 17 novembre 2019. Une superbe occasion d’aller visiter la ville en plus de rencontrer des pairs, de s’informer, de se former, et de s’amuser. Je serai même, avec d’autres, hébergé sur place par un ami libriste et auteur, que je remercie ! Les billets de train sont réservés, vivement !

Et pour l’anecdote, nous nous sommes retrouvés enfermés en partant, ce qui nous a permis d’exercer notre créativité pour sortir tout de même. Il nous manque donc la clé du portail…

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Sur ce, puisque tu en meurs d’envie, j’en suis sûr, viens donc te mettre au parfum de l’actualité dont nous avons discuté, en parcourant l’incroyable deuxième partie de ce compte rendu…

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Lancement du CréGULL

Notre objet

Nous nous intéresserons aux outils et aux œuvres promouvant et pratiquant le partage, l’entraide et l’autonomie dans les domaines informatiques, numériques et artistiques. On parle en général de logiciel libre et de culture libre, parce que l’un et l’autre octroient des libertés (sur lesquelles nous reviendrons en détail) et se veulent respectueux des personnes et de leurs droits, notamment à une vie privée. Parfois mis en œuvre par des bénévoles réunis ou non en toutes sortes de collectifs, le logiciel libre est aussi l’apanage d’entreprises ou de fondations. C’est un milieu foisonnant, bien loti en altruistes, progressistes et utopistes, qui donne de l’espoir et du courage et mérite d’être mieux connu du grand public. Il s’agira donc de le promouvoir autant que de se former mutuellement.

Si la chose vous intéresse ou vous intrigue, manifestez-vous, rejoignez-nous : ) !

Nos actions

Il s’agit dans un premier temps de :

  • Constituer un groupe d’entraide, pour l’échange d’informations, d’astuces, de techniques, qui se réunira un soir par semaine à compter d’octobre 2019.
  • Concrétiser puis d’entretenir notre premier outil de communication, à savoir ce site internet.
  • Participer à des événements en lien avec notre objet, notamment afin d’en répercuter le contenu et les apports dans le Pays créçois :

Nous projetons par ailleurs :

  • D’assurer une permanence ouverte au public, pour conseiller, orienter, aider si possible à la résolution de problèmes en lien avec l’informatique tout en sensibilisant aux enjeux de l’utilisation massive et permanents d’objets connectés.
  • D’animer des ateliers thématiques ponctuels ou récurrents, d’initiation et de prise en main, plus proches de la formation.
  • De travailler à un ou deux projets en fils rouges tout au long de l’année scolaire, et notamment en nous greffant sur un projet communautaire préexistant, qu’il soit culturel (par exemple Khaganat) ou logiciel (par exemple Garradin), de préférence limité en ressources humaines, pour lui prêter main-forte.
  • De concevoir et matérialiser des supports d’apprentissage, de communication et de sensibilisation.

Le 25 septembre 2019.